Vie privée et libertés individuelles : des mesures proposées par l’Europe pour combattre la NSA

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L’heure est à l’application des méthodes pour mieux préserver la vie privée et les libertés individuelles des citoyens, en ce qui concerne le Vieux continent en particulier. Pour ce faire, les parlementaires européens soutiennent les idées avancées par la LIBE ou Commission des libertés civiles. Parmi les solutions les plus envisagées : un Cloud européen et un cryptage élargi.

Des solutions pour détourner la surveillance de masse par la NSA

europeFace à l’espionnage à une échelle internationale appliqué par la NSA, l’Europe entame une riposte visant à limiter les activités de l’agence. Les parlementaires européens ont déjà partagé leur ambition de mettre fin à de nombreux accords : le SWIFT, ouvrant l’accès des États-Unis aux données bancaires stockées sur la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, le Safe Harbor, interdisant le transfert des données personnelles hors des pays non membres de l’EEE ou encore l’accord TTIP, Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement centré sur la simplification des échanges commerciaux entre les USA et l’UE. Néanmoins, cette dernière souhaite également appliquer sur Internet des solutions visant à réduire les activités de surveillance par la NSA.

Un Cloud européen et un cryptage des données pour une meilleure protection ?

Pour une meilleure protection des Internautes, l’Europe propose alors d’utiliser des méthodes déjà suggérées par la LIBE. Il s’agirait de prioriser l’utilisation des logiciels libres, optimiser le cryptage des informations personnelles et mettre en place des solutions alternatives aux plateformes de stockage actuelles, tel qu’un Cloud européen, qui minimise les risque d’interception par la NSA. Si les activités de cette agence peuvent difficilement être stoppées, le but de l’Europe est alors de lui compliquer la tâche.

Mais, les parlementaires occidentaux s’intéressent aussi à une meilleure protection des lanceurs d’alerte, à l’instar d’Edward Snowden, qui n’a pas obtenu de réponse favorable de la part de certains pays européens à une demande d’asile politique. En effet, les responsables souhaitent désormais « examiner la possibilité d’offrir aux lanceurs d’alerte une protection internationale contre les poursuites ».

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