Twitter : les Français détiennent le record des demandes de suppression de tweet

Twitter : les Français détiennent le record des demandes de suppression de tweet
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Sur le réseau social du petit oiseau bleu, la France occupe une place spéciale. Si les tweets fusent chaque jour sur Twitter, alimentant le quotidien d’un large éventail d’utilisateurs, pour leur part, près de 87 % des requêtes enregistrées sur le site et émanant de tous les coins du globe dont l’objectif est de supprimer certains tweets proviennent de l’Hexagone.

Le rapport de Twitter sur les tweets dénombrés en 2013

twitterLe Transparency Report de Twitter sur les tweets enregistrés précisément durant la deuxième moitié de 2013 révèle que 365 demandes de suppression de tweets ont été émises depuis différentes parties du globe, sachant qu’une requête peut concerner de nombreux tweets à la fois. Des requêtes qui se sont alors nettement accrues en comparaison avec les résultats du rapport s’intéressant au premier trimestre de la même année : celui-ci n’en a connu qu’une soixantaine.

Un fait tend alors à susciter certaines interrogations : sur ces 365 réclamations, 309 ont été émises par la France. Un nombre surprenant, quand on sait qu’à titre d’exemple, la Chine ou encore l’Allemagne n’en a envoyée qu’une. Par ailleurs, trois de ces requêtes sont de l’ordre judiciaire.

Pourquoi la France a-t-elle exprimé autant de demandes de suppression de contenu sur Twitter ?

Au total, 87% des requêtes de suppression de contenu sur Twitter ont été effectués par l’Hexagone. Et 300 d’entre elles proviennent spécialement d’une association nationale, axée sur la défense des droits. Des demandes s’appliquant alors plus particulièrement à des contenus discriminatoires illégaux, comme l’affirme le Transparency Report. Une association semble indiquée comme étant à leur origine : l’UEJF ou Union des Etudiants Juifs en France.

En effet, au courant de 2013, cette dernière a entamé un combat contre le réseau social du petit oiseau bleu, afin d’interdire la diffusion des messages antisémites sur sa plateforme. Lors d’une interview dirigée par un quotidien en ligne, le représentant de ladite association n’a pas démenti être à l’origine de telles requêtes, tout en se montrant surpris de leur nombre. La démarche de l’UEJF s’avère toutefois assez productive : presque la moitié de ses demandes a été considérée.

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