Fraude à la carte bancaire : la France autorise l’utilisation d’un honeypot au FBI

Fraude à la carte bancaire : la France autorise l’utilisation d’un honeypot au FBI
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La Cour de cassation a rendu son verdict : le FBI peut utiliser son honeypot afin de freiner la croissance de la fraude à la carte bancaire, de plus en plus courante dans l’Hexagone. Traduit littéralement par pot de miel, ce terme indique une méthode de défense active, plus couramment un serveur, un programme et dans cette affaire, un forum, consistant à prendre au piège les criminels.

Fraude à la carte bancaire sur le Web : le honeypot du FBI, comment ça marche ?

honeypotTous les moyens sont bons pour traquer les criminels passionnés de la fraude à la carte bancaire. Si ce phénomène s’agrandit dans l’Hexagone, aussi bien que dans le reste du monde, le FBI compte bien augmenter également le nombre des suspects arrêtés. Pour ce faire, il a mis en place une méthode de défense active, bien connue des professionnels de la sécurité informatique : le pot de miel, aussi connu sous honeypot.

Le FBI a donc créé un honeypot sous forme de site Web dit de carding, présentant un forum, où tous les types d’utilisateurs peuvent échanger, en l’occurrence à propos de leurs activités de consommation, leur travail ou encore les échanges de service. Un pot de miel sensé allécher et idéal d’une part, pour attirer les pirates spécialisés dans le vol des données de carte bancaire. D’autre part, le Bureau fédéral d’investigation américain peut l’utiliser afin de collecter plus facilement les informations utiles en vue d’arrêter les criminels suspectés et d’abattre leurs réseaux. Des données telles que les adresses IP ou email.

Fraude à la carte bancaire : la mise en place du honeypot du FBI porte ses fruits

Grâce à son honeypot, le FBI, associé à l’OCLCTIC ou Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication a déjà pu arrêter un fraudeur, à Toulouse. Pour se défendre, celui-ci avait plaidé une violation du principe de loyauté à son encontre, un droit à un procès équitable, ainsi que l’incitation du FBI à dépasser les limites, suscitée par l’établissement de son site de carding. Un argument rejeté par la Cour de cassation.

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